Depuis de nombreuses années, les chercheurs de Chiquita s’attèlent à trouver des procédés permettant de réduire l’utilisation de produits agrochimiques et à s’assurer que leur utilisation est sûre pour les consommateurs, les employés, les communautés locales ainsi que pour l’environnement. Chiquita dirige ses propres laboratoires de recherche dans le but de trouver des remèdes biologiques contre les parasites qui menacent les plantations de bananes.

Ennemi n°1 : la Black Sigatoka

La banane Cavendish, variété préférée des consommateurs des marchés du nord, est particulièrement exposée à la Black Sigatoka, une maladie infectieuse, qui peut détruire des exploitations entières de bananes à moins que les feuilles ne soient protégées par des fongicides. Le fait que la Black Sigatoka se disperse dans l’air est un facteur déterminant et incontournable pour les cultures de bananes – que cela soit de petites fermes de subsistance, des producteurs commerciaux individuels ou de grandes plantations comme celles de Chiquita. La pulvérisation aérienne est nécessaire pour appliquer avec succès ces produits sur les feuilles. Malgré des dizaines d’années de recherches menées par les scientifiques de Chiquita, et bien d’autres encore, aucune alternative à la pulvérisation aérienne, permettant de contrôler la maladie Sigatoka, n’est aujourd’hui disponible. Le contrôle efficace de la Black Sigatoka nécessite des programmes perfectionnés très couteux.

Bien qu’il n’existe actuellement aucune solution définitive à la Black Sigatoka, les scientifiques de Chiquita ont contribué à de nombreuses innovations dans le contrôle de cette épidémie. Les mesures de contrôle utilisées par Chiquita:

  • consistent à utiliser des produits ayant le plus faible impact écologique
  • retardent le développement de souches résistantes de la maladie Sigatoka
  • sont sûres pour les employés, les communautés locales et les consommateurs de bananes

Solution « win-win » : créer des emplois et utiliser moins de produits chimiques

Par exemple, afin de réduire la pulvérisation aérienne, les chercheurs de Chiquita ont réussi à mettre en place un contrôle mécanique et des modes d’analyse qui permettent de réduire significativement l’usage de produits chimiques. Comment ça marche ?

  • Au sein des fermes Chiquita, au lieu de prévoir un calendrier précis pour la pulvérisation de produits chimiques, le développement de la Black Sigatoka est étroitement suivi chaque semaine par des spécialistes qui prélèvent des échantillons de feuilles pour analyse en laboratoire. A partir des résultats, un plan d’actions le moins agressif possible est élaboré afin de protéger les bananiers tout en utilisant le moins de produits nocifs possibles.
  • Cela signifie que seule la quantité minimum nécessaire de produits chimiques est utilisée – ce qui représente un réel avantage par rapport à un calendrier fixe de pulvérisation.
  • Une toute nouvelle et très efficace contremesure pour soigner les bananes affectées est de couper les feuilles à la main afin d’éviter que la maladie ne se propage, permettant ainsi aussi de réduire l’utilisation de produits chimiques. Rien que dans nos plantations au Panama, 75 emplois de ce type ont été créés. Ils sont, pour la plupart, occupés par des femmes car ce type de travail demande moins de force physique que d’autres postes au sein des cultures de bananes.
  • La pulvérisation aérienne peut donc significativement être réduite, elle n’est utilisée que dans le cas où les autres mesures mises en place ne marcheraient pas et selon des règles strictes et une surveillance minutieuse (suivre des règles de pulvérisation strictes fait partie des nombreux critères de la certification Rainforest Alliance).
  • En une seule année, 600’000$ ont été économisés en produits chimiques et 75 emplois ont été créés.
  • En complément, de nouvelles routes périphériques plus larges et des haies de protection sont actuellement construites autour de nos exploitations, permettant au tracteur de vaporiser dans un périmètre de 30 mètres et de minimiser l’impact de la pulvérisation sur les terrains voisins.

Links & More information

Learn more about pesticide use at Chiquita (Anglais)
Read about the Sigatoka disease on The Frog Blog by The Rainforest Alliance (Allemand)